Signing-party et conférence crypto
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- Contenu : explications sur la cryptographie, SSL et PGP puis signing-party
- Lieu : EPN la Bourdonnais, 105 avenue de la Bourdonnais, 75007 Paris
- Date : 2012-05-21 18:45+02:00
- Durée : 02:15
Le lundi 21 mai au soir, à Paris, se tiendra une conférence organisée par Parinux, où j'expliquerai les principes de base de la cryptographie et leur application dans les systèmes SSL et PGP. Cette conférence sera suivie par une signing-party PGP et CAcert.
Pour le déroulement de la signing-party, je vous demanderai de :
- générer un paire de clefs si vous n'en avez pas déjà une ;
- m'envoyer votre clef publique et vous inscrire ;
- imprimer quelques exemplaires de votre empreinte de clef ;
- imprimer la liste des participants que je vous enverrai ;
- venir munis de tout cela ainsi que d'un stylo et d'une ou deux pièce d'identité.
Des urnes électorales
L'approche d'élections en France est l'occasion de se pencher sur les caractéristiques des urnes utilisées : elles ont l'air d'objets communs, mais malgré leur conception assez simple, elles respectent des caractéristiques particulières essentielles aux garanties de secret et de vérifiabilité.
Du droit des auteurs morts
La récente affaire Hemmingway de Gallimard publie.net est l'occasion de réfléchir au système actuel de droit d'auteur.
Le droit d'auteur définit des droit “patrimoniaux” sur les œuvres de l'esprit, c'est à dire un monopole de l'auteur et de ses ayant-droits sur l'exploitation des œuvres. En clair, seul l'auteur d'une œuvre et ceux qu'il autorise sont autorisés à l'exploiter de quelque façon que ce soit. Ce monopole s'étend de la création de l'œuvre jusqu'à soixante-dix ans après la mort de l'auteur, après quoi l'œuvre s'élève enfin dans le domaine public et peut alors être utilisée librement.
Structure d'un document EPUB 2
J'ai détaillé dans un autre billet l'intérêt du format EPUB. Comme on me pose souvent des questions sur la nature technique de ce format, et que je m'en pose moi-même de temps en temps, voici quelques explications concernant la version 2 de cette norme. Je n'ai pas encore eu le temps ni l'occasion d'étudier le format EPUB 3 pour le moment.
Objectif de conception
Le format EPUB a été conçu pour les publications électroniques, en utilisant autant que possible des technologies existantes :
- les textes utilisent le format XHTML 1.1 ;
- la table de navigation utilise le format NCX défini précédemment pour les livres numériques parlants ;
- la description du livre avec ses méta-données utilise un format spécifique, OPF, qui intègre la sémantique Dublin Core ;
- le point d'entrée utilise un format XML ultra-simple qui provient visiblement d'OpenDocument, quoiqu'il ne soit pas mentionné dans cette dernière norme ;
- le tout est empaqueté dans un conteneur ZIP, une idée récupérée d'OpenDocument, qui la tient vraisemblablement de StarOffice et de Java.
Cette volonté de réutilisation comporte quelques inconvénients, parmi lesquels un certain manque d'homogénéité et un recoupement partiel entre les formats NCX et OPF qui implique la duplication de certaines informations. Bref, c'est à mon avis un peu plus compliqué que si ça avait été conçu de zéro, mais on ne peut pas dire que ça réinvente la roue, bien au contraire.
Le format EPUB est donc défini par l'International Digital Publishing Forum (IDPF), sous le forme de trois volets :
- Open Container Format, qui définit ce qu'on appellerait naturellement la structure d'empaquetage ;
- Open Packaging format, qui définit les formats de structuration qui font qu'un livre n'est pas seulement une série de documents HTML en vrac ;
- Open Publishing Structure, qui définit les formats internes des fichiers qui constituent le contenu d'un livre, en se référant aux formats XHTML et CSS, pour l'essentiel.
Faites des copies privées !
En France, chaque fois qu'on achète un support de stockage vierge — disque dur, disque optique, carte mémoire ou clef USB — on s'acquitte systématiquement d'un supplément, la redevance pour copie privée. Cette redevance sert à rémunérer les auteurs en contrepartie de l'autorisation faite au public d'effectuer des copies privées.
La loi
Cette autorisation est définie dans l'article L122-5 du code de la propriété intellectuelle :
Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire :
2° Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l'exception des copies des œuvres d'art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l'œuvre originale a été créée et des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l'article L. 122-6-1 ainsi que des copies ou des reproductions d'une base de données électronique ;
